Samare

Modèle de menace de Samare

Mis à jour le 28/10/2026. Samare est en cours de développement : rien de ce qui suit n'est encore codé. Ce document décrit ce que l'appli doit garantir et sert de référence pour la construire. Il sera revu à chaque version, et avant l'audit de sécurité externe.

Ce document dit en langage simple ce que Samare protège, contre qui, et surtout ce qu'elle ne protège pas. Si votre sécurité est en jeu, lisez au moins la partie « Ce que Samare ne protège pas ».

En bref

Quelques mots utilisés ici

Ce que Samare protège

  1. Le contenu de vos messages : textes, vocaux, statut « je vais bien », SOS, points de rendez-vous. Tout est chiffré de bout en bout.
  2. Qui parle à qui. Aucun message ne porte le nom ou la clé de son expéditeur de façon lisible pour les relais. Le destinataire est désigné par une étiquette qui change régulièrement et que seuls les intéressés reconnaissent. La liste des membres d'un groupe n'apparaît nulle part sur le réseau.
  3. Le lien avec votre vraie identité. Pas de numéro, pas d'e-mail, pas de compte. Seul le pseudo que vous choisissez circule, et seulement vers vos contacts et vos groupes.
  4. L'authenticité. Un message affiché comme venant d'un contact vient bien de lui. Une annonce officielle d'événement est signée par la clé de l'organisateur.
  5. Vos données sur le téléphone : base chiffrée, déverrouillée par un code, effaçable en un geste.

Qui peut essayer de vous nuire, et ce qu'il voit

Les autres utilisateurs qui relaient vos messages

Ce qu'ils voient : des paquets tous de la même taille, avec un en-tête minimal : le nombre de sauts restants, un numéro tiré au hasard, et l'étiquette du destinataire.

Ce qu'ils ne voient pas : le contenu, l'expéditeur, le destinataire. Les signatures et les clés qui permettraient de reconnaître l'auteur d'un message sont elles aussi chiffrées. Le nombre de sauts de départ est tiré au hasard : un voisin ne peut pas en déduire qu'il reçoit le paquet directement de son auteur.

Ce qui fuit quand même :

Quelqu'un qui écoute la radio à proximité

Un simple scanner Bluetooth suffit, à quelques dizaines de mètres, plus avec une bonne antenne.

Ce qu'il ne voit pas : ce que s'échangent deux téléphones voisins, en-tête compris. Chaque saut est chiffré, en plus du chiffrement de bout en bout.

Ce qu'il voit :

Pour qu'on ne puisse pas suivre un téléphone d'un endroit à l'autre, Samare n'émet aucune donnée fixe : tout ce que contient l'annonce change en même temps que l'adresse Bluetooth, et chaque connexion entre voisins utilise des clés jetables.

Avec beaucoup de capteurs répartis sur un lieu (un organisateur sur son site, des autorités), on peut estimer d'où part un message : le téléphone qui l'émet en premier est celui de son auteur. On ne peut toujours pas le lire.

Un téléphone malveillant dans le réseau

Quelqu'un peut faire tourner une version modifiée de Samare. Il voit ce que voit un relais et peut en plus jeter des paquets, en fabriquer, en renvoyer d'anciens ou inonder le réseau.

Il peut quand même ralentir ou bloquer les messages autour de lui.

L'organisateur d'un événement

Vos contacts et les membres de vos groupes

Quelqu'un qui prend votre téléphone

En France, refuser de donner le code de son téléphone peut, dans certains cas, être puni par la loi (Cour de cassation, 2022). Renseignez-vous auprès d'une legal team ou d'un avocat.

Ce que le téléphone pourrait laisser fuir, et ce que Samare fait contre :

Les magasins d'applications, et nous

Votre opérateur et Internet

Samare n'utilise jamais Internet. En mode avion avec le Bluetooth allumé, le téléphone ne parle plus aux antennes. Si vous laissez le réseau mobile allumé, l'opérateur sait où est votre téléphone, comme d'habitude, mais il ne voit rien de Samare.

Ce que Samare ne protège pas

Selon votre situation

Festival, concert, ski, métro

Les protections ci-dessus couvrent ce qu'on attend d'une messagerie : ni les autres participants ni l'organisateur ne lisent vos messages ni ne savent avec qui vous parlez.

Manifestation

Samare laisse moins de traces : pas d'opérateur, pas de serveur, pas de compte. Mais votre présence est détectable : un scanner Bluetooth peut repérer un téléphone qui utilise Samare. Conseils :

Pays où avoir l'appli est déjà un risque, coupure de réseau imposée

Une partie dédiée à ces contextes sera ajoutée avant la sortie publique.

Points encore à l'étude